Décembre à la distillerie

Pendant les trois semaines que dure la distillation des différentes variétés d’Armagnac produites au domaine de Pouteou, à Lannemaignan dans le Gers, l’antique alambic en cuivre chauffe en continu, tous les jours 24 h sur 24. Les vapeurs d’alcool obtenues grâce au vin chauffé dans la chaudière, remontent de plateau en plateau (à gauche) et circulent ensuite dans un serpentin (colonne de droite) pour se refroidir au contact du vin froid.

L’armagnac sort blanc, et prend sa couleur ambrée en perdant quelques degrés d’alcool dans les fûts en bois.

Les dégustations se font évidemment toute l’année mais la période de distillation au domaine de Pouteou, est particulièrement instructive et agréable. L’accueil y est chaleureux, le cadre typique et l’armagnac divin !!

Il faut juste penser à emporter quelques victuailles pour… éponger… ! On porte son pique-nique et les propriétaires du domaine fournissent la matière à déguster ! Après le repas, on consulte la carte des bouteilles et…. on achète !

Ce soir-là, le club photo Pix’Academy, avait rendez-vous au domaine pour une soirée dégustation. Soirée évidemment agrémentée de prises de vues accompagnées des explications sur la distillation de l’armagnac.

Mais tout d’abord, et pour avoir à l’esprit l’image de la Gascogne traditionnelle, il faut savoir que l’Armagnac se déguste idéalement à température ambiante dans un verre tulipe pour concentrer les arômes. Il accompagne en principe la fin de repas en tant que digestif, ou bien les desserts, surtout ceux au chocolat, à la prune ou au pruneau, ou encore, un cigare pour les cuvées âgées et de prestige.

Et vous ajouterez bien entendu que lorsque l’hiver arrive, l’armagnac peut remplacer avantageusement le rhum dans un grog et constitue donc un bon remède contre la grippe saisonnière !

Et vous aurez raison ! D’ailleurs, le Prieur d’Eauze et de St Mont (c’est dans le Gers, pays gascon, berceau de l’armagnac), a écrit un livre vers les années 1200 et des poussières sur ce formidable remède car il a découvert que l’Armagnac :

  • aiguise l’esprit si on en prend avec modération,
  • arrête les larmes de couler,
  • guérit les hépatites si on en boit avec sobriété,
  • délie la langue et donne l’audace au timide,
  • l’onction fréquente d’un membre paralysé le rend à son état normal

Et on peut faire confiance au Prieur car, comme chacun sait, les moines sont de bons testeurs des bienfaits des eaux de vie…. 

Mais quelle est donc l’histoire de cette boisson miracle ?

Tout d’abord, les Gascons sont fiers de pouvoir dire que l’armagnac, produit au cœur de la Gascogne (Gers, Landes, Lot-et-Garonne), est la plus ancienne eau-de-vie de vin de France.

En effet, son histoire naît de la rencontre entre le savoir-faire des Romains (qui ont planté les premières vignes), des Arabes (qui ont perfectionné l’art de la distillation et l’alambic) et des Celtes (qui ont introduit l’usage des fûts en chêne pour le stockage).

Au tout début, l’armagnac était connu pour ses vertus médicinales et considéré comme une « eau qui garde en vie ». Cette aqua vitae se vendait en apothicairerie.

A partir du XVe siècle, la production s’organise et dépasse le cadre médical. Les marchands hollandais découvrent et plébiscitent cette eau-de-vie qu’ils appellent le « brandewijn » (vin brûlé, qui donnera « brandy« ).

Au XVIIe siècle, face aux guerres et aux taxes douanières imposées sur les ports, les Gascons décident de stocker l’armagnac directement dans des fûts de chêne locaux. On découvre ainsi que le bois bonifie l’alcool, lui donne une couleur ambrée et adoucit sa puissance.

En 1818, l’invention de « l’alambic armagnacais », breveté par Jacques Tuillière (souvent désigné sous le titre de Sieur Tuillière), originaire d’Eauze et artisan poêlier et chaudronnier basé à Auch, dans le Gers, révolutionne la production de l’armagnac qui connaît une immense popularité sous le Second Empire.

À la fin du XIXe siècle, le phylloxéra détruit la quasi-totalité des cépages gascons. Le vignoble sera reconstitué au XXe siècle grâce à des porte-greffes américains.

Aujourd’hui, l’armagnac possède sa propre AOC. Il se divise en trois grands terroirs (Bas-Armagnac, Ténarèze, Haut-Armagnac) et se distingue par ses millésimes, une rareté dans le monde des spiritueux.

Description de l’alambic armagnacais

Site de l’Institut français de la vigne et du vin

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Pendant les trois semaines que dure la distillation des différentes variétés d’Armagnac produites au domaine de Pouteou, à Lannemaignan dans le Gers, l’antique alambic en cuivre chauffe en continu, tous les jours 24 h sur 24. Les vapeurs d’alcool obtenues grâce au vin chauffé dans la chaudière, remontent de plateau en plateau (à gauche) et circulent ensuite dans un serpentin (colonne de droite) pour se refroidir au contact du vin froid.

L’armagnac sort blanc, et prend sa couleur ambrée en perdant quelques degrés d’alcool dans les fûts en bois.

Les dégustations se font évidemment toute l’année mais la période de distillation au domaine de Pouteou, est particulièrement instructive et agréable. L’accueil y est chaleureux, le cadre typique et l’armagnac divin !!

Il faut juste penser à emporter quelques victuailles pour… éponger… ! On porte son pique-nique et les propriétaires du domaine fournissent la matière à déguster ! Après le repas, on consulte la carte des bouteilles et…. on achète !

Ce soir-là, le club photo Pix’Academy, avait rendez-vous au domaine pour une soirée dégustation. Soirée évidemment agrémentée de prises de vues accompagnées des explications sur la distillation de l’armagnac.

Mais tout d’abord, et pour avoir à l’esprit l’image de la Gascogne traditionnelle, il faut savoir que l’Armagnac se déguste idéalement à température ambiante dans un verre tulipe pour concentrer les arômes. Il accompagne en principe la fin de repas en tant que digestif, ou bien les desserts, surtout ceux au chocolat, à la prune ou au pruneau, ou encore, un cigare pour les cuvées âgées et de prestige.

Et vous ajouterez bien entendu que lorsque l’hiver arrive, l’armagnac peut remplacer avantageusement le rhum dans un grog et constitue donc un bon remède contre la grippe saisonnière !

Et vous aurez raison ! D’ailleurs, le Prieur d’Eauze et de St Mont (c’est dans le Gers, pays gascon, berceau de l’armagnac), a écrit un livre vers les années 1200 et des poussières sur ce formidable remède car il a découvert que l’Armagnac :

  • aiguise l’esprit si on en prend avec modération,
  • arrête les larmes de couler,
  • guérit les hépatites si on en boit avec sobriété,
  • délie la langue et donne l’audace au timide,
  • l’onction fréquente d’un membre paralysé le rend à son état normal

Et on peut faire confiance au Prieur car, comme chacun sait, les moines sont de bons testeurs des bienfaits des eaux de vie…. 

Mais quelle est donc l’histoire de cette boisson miracle ?

Tout d’abord, les Gascons sont fiers de pouvoir dire que l’armagnac, produit au cœur de la Gascogne (Gers, Landes, Lot-et-Garonne), est la plus ancienne eau-de-vie de vin de France.

En effet, son histoire naît de la rencontre entre le savoir-faire des Romains (qui ont planté les premières vignes), des Arabes (qui ont perfectionné l’art de la distillation et l’alambic) et des Celtes (qui ont introduit l’usage des fûts en chêne pour le stockage).

Au tout début, l’armagnac était connu pour ses vertus médicinales et considéré comme une « eau qui garde en vie ». Cette aqua vitae se vendait en apothicairerie.

A partir du XVe siècle, la production s’organise et dépasse le cadre médical. Les marchands hollandais découvrent et plébiscitent cette eau-de-vie qu’ils appellent le « brandewijn » (vin brûlé, qui donnera « brandy« ).

Au XVIIe siècle, face aux guerres et aux taxes douanières imposées sur les ports, les Gascons décident de stocker l’armagnac directement dans des fûts de chêne locaux. On découvre ainsi que le bois bonifie l’alcool, lui donne une couleur ambrée et adoucit sa puissance.

En 1818, l’invention de « l’alambic armagnacais », breveté par Jacques Tuillière (souvent désigné sous le titre de Sieur Tuillière), originaire d’Eauze et artisan poêlier et chaudronnier basé à Auch, dans le Gers, révolutionne la production de l’armagnac qui connaît une immense popularité sous le Second Empire.

À la fin du XIXe siècle, le phylloxéra détruit la quasi-totalité des cépages gascons. Le vignoble sera reconstitué au XXe siècle grâce à des porte-greffes américains.

Aujourd’hui, l’armagnac possède sa propre AOC. Il se divise en trois grands terroirs (Bas-Armagnac, Ténarèze, Haut-Armagnac) et se distingue par ses millésimes, une rareté dans le monde des spiritueux.

Description de l’alambic armagnacais

Site de l’Institut français de la vigne et du vin

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